Pensée du mois : l’édito du coach – Mes choix

Au cours d’une formation sur l’approche de Will Schutz « L’Élément Humain », une phrase m’a particulièrement marqué :

Je choisis ma vie, et je l’ai toujours choisie. Je choisis mes pensées, mes sentiments, mes réactions, mon corps, mes maladies, ma spontanéité.

En recopiant cette phrase, j’ai eu un mouvement de recul. Comment peut-on « choisir ses maladies » ? Et puis mes pensées, quelle influence ai-je sur leur apparition ? Ne surviennent-elles pas dans mon esprit alors que je n’y suis pour rien ? De même pour mes sentiments ! La seule chose que je puisse faire, me semble-t-il, c’est d’en contrôler les conséquences, les actions qui en découlent à partir du moment où je décide d’en faire quelque chose. Mon corps est ce qu’il est. Il m’a été donné à la naissance, je ne maîtrise pas même la couleur ni la quantité de mes cheveux ! Quant à ma vie, qu’ai-je choisi de mes souffrances, de mes blessures, des drames qui l’ont émaillée ? J’ai conscience d’avoir parfois joué un rôle important, et d’autres fois j’ai le sentiment d’avoir subi.

Puis, je me suis laissé séduire par un exercice peu banal. J’ai voulu faire une expérience à laquelle cette phrase recopiée m’invitait. Admettons. Je dis bien : Admettons. Juste pour l’exercice et pour faire le voyage dans une autre dimension. Rien ne m’empêchera de revenir ensuite à mon intuition première et de rejeter cette phrase. Admettons, donc, que cette phrase soit une vérité absolue. Aussi malaisante, aussi confrontante, aussi décalée qu’elle paraisse. Si cette phrase est véridique, quelles seraient alors les conséquences pour moi ? Pour ma vie ? Qu’est-ce que cela changerait ?

Il m’a fallu un peu de temps pour vraiment m’efforcer de croire que je choisis tout, absolument tout dans ma vie. Mais j’y suis arrivé. Ou en grande partie Du moins j’en suis convaincu.

Et cela a profondément changé mon regard sur ma vie, ma personne, mon environnement, mes directions : Ce que je regrette de mes actes et de mes comportements passés, mes remords autant que mes regrets, c’est moi qui les ai choisis au moment même où ils se présentaient. Ma façon de penser, la personne que je suis devenue portent aussi la marque de mes choix. Cela m’a parfois rendu heureux, parfois malheureux J’aurais pu penser autrement, agir autrement, répondre autrement.

Tous ces choix que j’ai faits… Était-ce par préférence ? ou par facilité ? Ai-je su dire non à ce qui ne me convenait pas ? Ai-je fui les conséquences des choix que je ne voulais pas assumer ? Est-ce que je refais les mêmes choix aujourd’hui ? Avec l’expérience que j’ai de ce que j’ai vécu, est-il toujours opportun de poursuivre dans la même voie ? Ai-je le courage de faire un autre choix, s’il me paraît plus ajusté ? Suis-je en capacité de remettre en cause mes choix ? Et même face à la maladie que je n’ai pas désirée, je peux poser un choix : lui faire face (de quelle manière ?), me battre contre elle, apprendre à vivre avec elle, accepter ce qu’elle m’impose sans pour autant tout lui céder.

 

Finalement, je découvre que regarder ma vie comme la résultante de mes choix, plutôt que comme celle des événements qui me sont arrivés, m’oblige à une question autrement plus édifiante : Qu’est-ce que je choisis de faire maintenant ?

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